Êtes-vous prêt à changer d’emploi ?
Sentiment de malaise, blues du dimanche soir, irritabilité,... quelque chose ne tourne pas rond. Serait-ce le moment de voguer vers d'autres horizons ?
Capter les signaux faibles
Non, il ne s'agit pas de vous transformer en espion, ni d'ouvrir vos chakras... « Les signaux faibles sont les indicateurs d'une mauvaise adéquation avec votre emploi », explique la coach Dominique Legoubey. Ils peuvent être deux natures :
- Signaux internes : partir au travail est devenu un calvaire, vous vous sentez fatigué et las. Chaque matin vous vous posez la question de prendre un congé maladie. Bien sûr, on ne parle pas d'un petit blues passager mais d'un sentiment persistant depuis plusieurs mois.
- Signaux externes : au bureau, vous sentez que les choses ne tournent plus dans votre sens, les augmentations ou évolutions vous sont refusées, vous n'êtes plus sur la même pente ascendante.
Mieux vaut prévenir que guérir. Savoir décrypter ces signaux très tôt pourrait éviter des conséquences fâcheuses. « Un cadre qui n'écoute pas son malaise risque de devenir aigri, avec des répercussions dans sa vie personnelle », préviens Dominique Legoubey. Quant aux signes externes, c'est tout simplement le licenciement ou la mise au placard qui vous pend au nez... Beaucoup se sont endormis sur leurs lauriers et tombent des nues en apprenant leur mise à la porte. Pourtant, si votre employeur ne veut plus de vous, il vous le fera généralement sentir.
A chacun son alarme
Si le malaise est le même pour tous, les sources diffèrent. « A chaque personnalité correspond des indicateurs différents, précise Marc Traverson, coachs associé d'Acteüs. Pour repérer votre source de démotivation, vous devez donc identifier les enjeux que vous mettez dans votre travail. » Argent, indépendance, sécurité, goût de l'ambition, du challenge, intérêt intellectuel, convivialité, aspect éthique, vie de famille, passion,... c'est en repérant ce qui compte pour vous que vous pourrez identifier ce qui vous motive. Ainsi, un cadre qui recherche en priorité la sécurité acceptera de s'ennuyer de temps en temps, tandis que son collègue qui a le goût du challenge ne supportera pas de faire deux jours de suite la même chose.
Y a-t-il de mauvais moments ?
L'économie n'est pas à son plus haut ? Peu importe ! La crise ne doit pas vous freiner : si vous n'en pouvez plus, vous serez de toute façon prêt à affronter les risques. D'autant que les risques sont minimes : vous n'allez pas démissionner avant d'avoir trouvé un autre emploi. Certes le délai de recherche sera plus long mais qui ne tente rien n'a rien.
En revanche, mieux vaut éviter de changer d'emploi si vous vivez un bouleversement personnel tel un divorce ou une naissance. Car vous avez besoin de toute votre énergie pour virer de cap. De même, autant éviter de changer d'emploi en même temps que votre conjoint, vous aurez besoin de stabilité dans votre couple pour passer cette étape sans encombre.
Faut-il s'imposer de partir ou de rester ?
Pourquoi se forcer si le cœur n'y est pas ? D'autant que l'ère des parcours standards est bel et bien révolue. Certes si vous en êtes à votre 4e emploi en deux ans, vous devriez vous pencher sur votre orientation. Mais sachez que planifier une carrière à long terme est de toute façon mission impossible dans un monde aussi fluctuant. Anticiper et savoir rebondir : voilà les nouvelles clés d'une carrière réussie.
Lire aussi : Partir pendant la crise : est-ce bien raisonnable ?
Laure Marcus © Cadremploi.fr - 2009
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